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Après un harcélement de tous les instants, nous avons réussi à obtenir quelques informations de la part de Metropolitan Seven 7, l'heureux éditeur qui possède ce joyaux marketing en réserve dans ses starting-blocks DVD. A l'instar de Pearl Harbor, Le seigneur des anneaux possédera 3 éditions dès son lancement. Au programme : 3, 4 ou 5 DVD (un record pour un unique film - cela fera donc 15 DVD pour la trilogie ?) pour le film de Peter Jackson. Au niveau des dates de sorties, la première édition (3 DVD) devrait arriver fin août et les suivantes sont prévues entre octobre et novembre pour mieux profiter du double impact Noël/sortie du second opus. Concernant les DVD en eux-mêmes, peu d'informations sinon que les packagings devraient être à la hauteur...
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Adapté librement du Manga écrit et dessiné par Masamune Shirow, Ghost In The Shell version animé propose un graphisme et une approche différente de la version papier. Certes, l’animation est de haute qualité en bénéficiant des dernières techniques numériques (gestion des perspectives et des lumières, univers virtuels…), la bande son est efficace et la composition musicale poétique… mais ce n’est pas le plus important. Quoiqu’on en pense, GITS reste très éloigné du Blockbuster explosif ou du manga « Pokemonsque » de bas-étage. Les thèmes qui étaient déjà abordés de manière plus nuancés dans le long métrage animé Patlabor 2, sont ouvertement revendiqués ici : les complots politico-terroristes, les luttes de pouvoir et surtout, les nombreuses questions entre les rapports de l’être humain avec l’environnement technologique qu’il façonne et dont ils devient petit à petit plus que dépendant. Ces choix, dus en grande partie à Mamoru Oshii (le réalisateur de Patlabor2 : la boucle est bouclée…), sont des plus judicieux. Il paraît d’ailleurs évident, à la lecture du manga, qu’une simple adaptation, transposée de l’univers de Shirow avec ses héroïnes sexy aux gros flingues, aurait été quelque peu réductrice ! Ainsi, les scènes d’actions (très réussies visuellement) ne sont pas les moments les plus important de l’histoire. Loin des gunfights tape à l’œil de Matrix (qui pille sans vergogne l’univers de GITS), l’action sert uniquement d’élément narratif charnière, destiné à mettre en relief le véritable sujet du film. Ici c’est l’être humain qui cherche à prendre conscience de son existence, à préserver son identité diluée, laminée, dans une société à l’hyper technologie outrancière. A contrario, c’est l’entité artificielle, crée à partir d’un néant surinformatisé, qui est au fait de sa réalité existentielle. C’est d’ailleurs par cet intermédiaire que le deuxième axe thématique du film est développé : GITS, c’est aussi une histoire d’amour entre des machines aux consciences qui surpasses celle des hommes. Mamoru Oshii (qui depuis a participé à Jin Roh et surtout , Avalon), signe avec Ghost In The Shell un pur chef d’œuvre cyberpunk pour lequel James Cameron n’a pas caché son admiration en le qualifiant « d’oeuvre visionnaire ».
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Bien qu'il réemploie ici, sur plus des deux-tiers du film, la structure en forme de road-movie/fuite en avant de Ryan et A.I., qui partagent aussi avec Minority Report le thème du deuil, Steven Spielberg échappe à l'écueil du bout-à-bout linéaire qui faisait auparavant osciller sa narration du sublime au médiocre. Minority Report surprend même par une homogénéité exemplaire qui lui apporte cohérence, profondeur et grâce. oeuvre conceptuelle qui se déguste comme une simple série B, Minority Report opère ainsi la synthèse parfaite entre les deux meilleures adaptations de l'univers de Dick à ce jour, le théorique Blade Runner, Total Recall. Pour en arriver là, il était nécessaire de suivre à la lettre un script qui respectait la dimension ludique de l'auteur : Minority Report est un jeu dont les règles sont posées d'emblée. D'abord maître du jeu, le héros John Anderton devient lui-même pièce du puzzle. Après avoir pris le temps d'assimiler le fonctionnement de la machine (lors de la première demi-heure, un prototype de préambule explicatif magistral et INDISPENSABLE !), le spectateur va donc suivre étape par étape les tentatives de dérèglement de celle-ci au gré des efforts de Tom Cruise pour échapper à son Destin pré-programmé.
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Le dossier Superman est en passe de devenir un cas à part : après les 4 aventures filmiques (dont on retiendra surtout le tout premier), apparu dans le milieu des années 90 Lois et Clark contant les aventures du héros dès son arrivée à la rédaction du Daily Planet de Metropolis. Après cette sympathique petite série alternant démonstration de force de l'homme de Krypton et bleuette avec sa bien-aimée Lois, on pouvait croire le filon épuisé. Et bien non ! C'était sans compter sur les années juvéniles de notre super-boy. Voici donc venir Smallville où les jeunes années de Clark Kent (pas encore Superman) aux côtés de ses amis lycéens (Lana Lang, Whitney Fordman ...) et de ses parents d'adoption, Jonathan et Martha Kent qui le recueillirent une fois son vaisseau "échoué" dans un champ. La série Smallville s'attarde donc sur les années lycée de notre Superman en devenir, qui, n'ayant pas encore conscience de toute l'étendue de ses pouvoirs, va en faire l'apprentissage progressif (souvent avec un brin d'humour) tandis que, dans le même temps, le coeur de notre futur super-héros balance entre Lana (déjà le cas dans le film) et Chloe (nouveau personnage dans l'entourage de Clark Kent). Trouvé à chaque nouvel épisode matière à alimenter l'une et l'autre de ces 2 facettes n'est bien entendu pas chose aisée et la série connaît (comme toute autre série) des hauts et des bas. Les hauts, ce sont tout d'abord les effets spéciaux, incroyablement élaborés pour une série télé (Merci qui ? Merci Matrix !) mais aussi une certaine gravité / maturité rarement visible dans ce type de production calibré ado. C'est précisément là qu'interviennent les personnages "secondaires", à commencer par les parents adoptifs de Clark et tout particulièrement son père, Jonathan Kent qui tente tant bien que mal d'inculquer à son fils les notions de bien et de mal, de justice et les conséquences qu'entraînent des pouvoirs comme les siens. L'autre personnage incontournable de l'univers de Superman, c'est bien entendu Lex Luthor dont l'idée pour le moins original mais néanmoins excellente consiste dans Smallville a en faire un ami d'enfance de Clark, car, rappelons-le, les deux seront par la suite ennemis jurés (le mémorable et génialissime Gene Hackman sous la "moumoute" de Lex Luthor dans le film de Donner). Toute la gravité et l'ambiguïté de Luthor étant déjà présente et se dessinant chaque fois un peu plus, notamment au travers de la confrontation avec son père, Lionel Luthor (également un nouveau personnage), au point que Lex vole par moment la vedette à Clark. Même si le côté love-story ado avec ses interprètes sortis tout droit du rayon mannequina (ce qui est le cas pour la plupart des membres du casting, un casting que ne renierait pas un certain Verhoeven et son Starship Troopers), Smallville est donc globalement réussi à la fois visuellement et dans le renouvellement des idées de scénarios tout en proposant certaines noirceurs (le personnage de Lex Luthor) inattendues mais bienvenues dans une série de ce genre.
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